C'est la Santé par les plantes

Un petit préambule sur les remèdes d’autrefois

remèdes

L’alimentation n’est pas la seule cause des maladies. Mais tous les biologistes et tous les médecins qui ont étudié suffisamment la question alimentaire reconnaissent que nos maladies actuelles sont souvent, et pour une part importante, la résultante d’une alimentation inadéquate.

Face à la question éternelle de l’alimentation qui intéresse toujours, inquiète souvent, obsède parfois, de nouveaux maîtres élaborent un nouveau système alimentaire pour une vie nouvelle et un monde nouveau. Des recettes de santé ont traversé les siècles en se colportant de bouche à oreilles.

S’il a pu en être ainsi dans l’antiquité où les prêtres-médecins ne transmettaient leurs secrets qu’aux initiés qui leur succéderaient, les livres sur le bon usage des plantes, et aussi des minéraux et des bêtes de création ont fleuri à toutes les époques depuis l’invention de l’imprimerie. C’est dans leurs pages que les générations passées ont glané leur savoir, avec d’autant plus de créance qu’ils avaient généralement pour auteurs des médecins; c’est toujours à la même source qu’ont puisé nos grand-mères et que se reportent aujourd’hui ceux qui tiennent la nature pour le meilleur des guérisseurs.

L’Ail, plante sauvage comptant parmi les plus anciennes du globe, se développa primitivement sur le continent asiatique dans la région de l’Oural. Puis, prolifération naturelle et transhumance des peuples obligent, il étendit progressivement sa zone d’influence vers la chine et vers l’Europe, jusqu’à coloniser la plupart des contrées et de devenir l’un des végétaux les plus répandus. De toutes les études réalisées à ce jour, l’ail a fait partie de l’alimentation des premiers hommes. Les Égyptiens l’élèvent au rang de divinité; ils en suspendent des colliers au cou des enfants pour chasser les vers; le pharaon Chéops en fait distribuer une ration journalière aux ouvriers qui construisent la grande Pyramide pour leur donner des forces et les protéger des épidémies. Les recettes foisonnent, les énumérer toutes n’aurait q’un intérêt folklorique.